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Portrait - Benoît Grigon, bâtisseur de collectif

04/03/2026

Benoît Grigon

Benoît Grigon a découvert très tôt la coopérative dont il a pris la présidence le 23 mai dernier.

De 1999 à 2001, empruntant le chemin de son frère aîné, avec une attirance affirmée pour le bois, il devient apprenti compagnon auprès d’un artisan associé de GMB. Après huit années passées sur son tour, qui le mènera jusqu’en Lituanie, il termine son parcours compagnonnique en formant des jeunes pendant trois ans à Rouen.

 

Après quelques années de salariat au service de son ancien maître d’apprentissage, il se lance dans l’aventure entrepreneuriale en 2013, en créant Les Charpentiers angevins, une entreprise de charpente et d’ossature bois située au Plessis-Grammoire, près d’Angers (49). « J’ai commencé comme sous-traitant la première année, se rappelle Benoît. J’ai par la suite obtenu mes propres chantiers et embauché un premier salarié. Je me suis naturellement rapproché de GMB. »

Benoît Grigon

Désireux d’en comprendre le fonctionnement, il intègre le conseil d’administration et réalise l’importance de cet organe démocratique. « Si tout le monde est investi, le modèle coopératif est une machine pour traverser les crises. Nous sommes tous sur un pied d’égalité, que ce soit pour les achats, les services et les conseils. »

 


En 2020, il retrouve un compagnon, Quentin Tharreau, avec qui il s’associe. « Nous travaillons aujourd’hui avec neuf salariés, tous très compétents. L’entreprise se développe bien. Nous sommes spécialisés dans le bâti ancien et la charpente traditionnelle, avec une expertise reconnue en charp nte apparente. Nous utilisons le même savoir-faire pour les 40% de travaux que nous réalisons en neuf. Avec Quentin, nous y tenons fermement, nous militons pour ces techniques anciennes et leur transmission. »

Fiche artisan
Benoît Grigon

Pour accompagner le développement de sa société, Benoît suit une formation de dirigeant d’entreprise artisanale du bâtiment, qu’il valide en 2024. « Notre chiffre d’affaires va grandissant, il fallait se mettre à niveau en comptabilité et ressources humaines. Ces nouvelles connaissances me servent aussi dans mes fonctions d’administrateur de GMB. »
 


Investi dans son rôle, Benoît a également participé au séminaire des présidents qui s’est tenu en novembre dernier à Paris. « Les occasions sont rares de se retrouver, ce sont toujours des moments riches. Lors de cette rencontre, nous avons notamment abordé notre place aux côtés de la direction. Nous avons aussi réfléchi à la façon d’impliquer les artisans dans la dynamique coopérative. Nous avons estimé que de les nommer “associés” plutôt que “adhérents” pouvait avoir un impact fort sur leur façon de percevoir leur engagement. »

Benoît Grigon

À l’heure du départ à la retraite de plusieurs collaborateurs positionnés à des postes clés, une des prochaines missions de Benoît consistera à participer au recrutement de successeurs, notamment celui d’Olivier Siret, directeur général. « J’ai la chance de collaborer avec un directeur très compétent, qui a vu naître la coopérative comme salarié et s’est construit avec elle. La transmission de GMB fait partie des gros enjeux à venir », conclut le nouveau président.

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